Le président Donald Trump a annoncé, mercredi, une décision marquante illustrant sa vision résolument souverainiste des relations internationales : les États-Unis s’apprêtent à quitter 66 organisations et accords internationaux. Selon la Maison-Blanche, cette orientation vise à redonner toute sa place à la souveraineté nationale face à un système multilatéral jugé lourd, inefficace et dépassé.
Un choix diplomatique radical
Rare par son ampleur depuis la Seconde Guerre mondiale, ce retrait affecte de nombreuses structures œuvrant dans les domaines de la coopération technique, de l’humanitaire et du commerce. Le département d’État défend cette stratégie en évoquant la nécessité de mettre fin au soutien financier d’organismes considérés comme contraires aux intérêts américains ou insuffisamment rigoureux dans leur gestion budgétaire.
Un équilibre mondial fragilisé
Dans les grandes capitales diplomatiques, notamment à Genève et à New York, la décision suscite de vives préoccupations. Le départ de Washington risque de créer un vide d’influence considérable sur la scène internationale, ouvrant la voie à d’autres puissances, notamment la Chine et la Russie. De nombreux programmes mondiaux — de la santé publique à la gouvernance numérique — pourraient se retrouver en difficulté faute de financements.
Le multilatéralisme en question
En prenant ses distances avec les institutions internationales, Donald Trump acte une rupture nette avec la tradition américaine de leadership mondial. Les États-Unis semblent désormais renoncer à leur rôle central d’arbitre et de moteur du multilatéralisme, préférant défendre leurs intérêts nationaux de manière autonome, quitte à avancer seuls sur l’échiquier international.
